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Maeva Cunci - La Représentation de trop

ven 08/08/2014 > jeu 14/08/2014

La Représentation de trop, c’est un fragile château de cartes dans lequel trois personnes décident de venir habiter.

Plutôt que de s’attacher à des savoir-faire, on se situerait plutôt du côté de l’immaitrisé, du lâcher prise, d’une maladresse rendue glorieuse avec un goût assumé pour un certain amateurisme, éclairé, peut-être, mais dans ce cas, à la lampe de poche. Et si, bien que n’étant pas architectes, on décidait d’appliquer le peu qu’on en sait à construire une maison ? Ce serait l’inventivité par l’expérience.
C’est cette logique qui est à l’œuvre dans La Représentation de trop. Cela se traduit par une volonté de se frotter sans trembler à un certain nombre de médias allant de la vidéo sous-marine à la danse contemporaine en passant par le trilogue théâtral à texte, le récitatif poétique, l’installation d’art contemporain et la chanson pop héroïque. Au petit pied. Si la tentative est ratée, elle n’en est que plus touchante, et l’on dira, l’œil brillant « ah oh, magnifiquement minable, bis, bis ».

Mais l’idée force de La Représentation de trop, c’est la volonté de poétiser le réel, en passant par des jeux de déconstruction et d’agencements, de constructions et de réagencements à plusieurs niveaux, en strates accumulées, qui proposent des versions de réalité qui évoluent étrangement au cours de la pièce, et dont les résonances varient.
Au final, la chose est ludique et émouvante, poétique et drôle, médiévale et contemporaine. C’est un spectacle qui n’en finirait pas de recommencer, dont la persévérance à mettre les choses en place, encore et encore forcerait le respect, essai après essai et puis soudain, ce serait la fin.

Pendant la résidence à Pianofabriek, Kunstnwerkplaats nous travaillerons la version anglaise de ce projet, qui a été créé en français en janvier 2014, avec Flore Cunci, Maeva Cunci et Dominique Gilliot.

Avec le soutien pour la version française du Phare-Centre Chorégraphique National du Havre Haute-Normandie, de Mains d’Oeuvres (Saint-Ouen), de La Ferme du Buisson (Noisiel), de L’Arsenic (Lausanne), de workspacebrussels (Bruxelles) et de l’Escaut (Bruxelles).

Avec le soutien pour la version anglaise de Pianofabriek Kunstenwerkplaats et de Kunstencentrum Buda (Courtrai).