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Les formations techniques de scène du Pianofabriek existe depuis 20 ans


aankondiging in Fabriekslawaai 1993

 

un bref historique

C’est en septembre 1993 qu’a débuté le premier cycle de formation en ’assistant technicien de scène’. A l’époque, les musiques du monde commençaient à faire parler d’elles en Flandre. Cependant, peu de techniciens (du son) étaient qualifiés pour amplifier de manière adéquate ces genres musicaux venus d’ailleurs ; en cause, leur manque de connaissances ou de notions dans ces musiques. Le Pianofabriek a eu l’ambition d’y remédier en mettant en place une formation en techniques du son pour musiques non-occidentales, financée à l’époque par le ’fonds de la lutte contre la pauvreté’.

Nous n’étions d’ailleurs pas tout à fait conscients d’être les premiers en région Flandre/Bruxelles à proposer une formation de technicien de son et de lumière. Ce qui nous a valu de centaines d’intéressés pour la formation, ainsi que la reconnaissance du VDAB et d’Actiris peu après. L’objectif était et est toujours de préparer les participants, par une formation technique adaptée et des stages, vers un emploi de (assistant) technicien de scène pour centres culturels, théâtres, compagnies de théâtre, entreprises de sonorisation, etc,.

Conditions d’accès : être inscrit comme demandeur d’emploi ou bénéficiaire d’un revenu d’intégration et peu formé. Depuis le début, notre centre de formation a toujours eu pour priorité la sélection positive envers les personnes peu qualifiées, les Bruxellois/es, les allophones, les femmes ou toute personne ayant moins d’opportunités que d’autres. L’âge n’est pas un critère, mais il va sans dire que ce sont particulièrement les ’jeunes’ (18 à 30 ans) qui s’intéressent à un emploi dans le secteur des techniques de scène.

En tant que centre des cultures, de laboratoire artistique et de centre communautaire, le Pianofabriek a toujours été un environnement idéal pour proposer des formations en techniques de scène. Plus de 550 étudiants au cours de ces 20 années y ont suivi une de nos formations professionnelles. Nous avons également organisé entre 2002 et 2007 des formations de perfectionnement de technicien de studio et sonorisation live. Malgré un franc intérêt, ces modules ont été suspendus en raison des résultats restreints vers l’emploi régulier, ’fixe’.

Afin d’augmenter dans le secteur des techniques de scène les chances pour les allophones ayant des connaissances restreintes en néerlandais, nous proposons depuis 2008 - en collaboration avec Het Huis van het Nederlands - un parcours préparatoire. Nous faisons alors appel à un instructeur-Nodo (Nodo = le néerlandais sur le lieu de formation) qui coach le formateur sur les questions linguistiques liées au métier. L’instructeur-Nodo observe les cours et donne des conseils quant à l’interaction, le soutien linguistique et le contexte, il accompagne le formateur dans la préparation des cours et aide à rendre les matières accessibles d’un point de vue linguistique.
Le centre de formation a toujours contribué à la ’professionnalisation’ du secteur des techniques de scène : nous faisions partie du groupe de travail (du SERV) ayant rédigé les profils des métiers des techniques de scène, ainsi que du groupe de développement (du SERV) qui a rédigé les critères pour l’obtention d’un ’certificat d’expérience’ dans les métiers des techniques de scène. Avec le Sociaal Fonds Podiumkunsten, nous avons réalisé une première étude qui a permis de cartographier le secteur en Flandre et à Bruxelles.

En partenariat avec le centre de connaissance en techniques de scène du Rits, nous avons actuellement un projet de recherche en cours sur le lancement d’une coopérative pour le secteur culturel. Nous voulons examiner si et comment des techniciens opérant de manière individuelle peuvent s’associer sous forme d’une coopérative pour une plus grande stabilité d’emploi et ce que cela pourrait signifier tant pour eux que pour le secteur culturel.